Nazisme

Créée en 1941, suite à l’annexion de l’Alsace-Moselle au Reich, la Reichsuniversität de Strasbourg s’inscrivait dans le projet nazi de germanisation de ses territoires annexés. Que s’est-il passé exactement dans les murs de l’Université quand elle était aux mains des nazis ? On sait par exemple que le directeur de son institut d’anatomie a constitué une collection de squelettes de Juifs assassinés… En 2016, a été mise en place une Commission historique, internationale et indépendante, dont la mission était d’éclairer l’histoire de la Reichsuniversität entre 1941 et 1944. Elle avait notamment pour but d’évaluer l’ensemble des collections médicales de l’Université pour s’assurer qu’aucun reste humain provenant de victimes du nazisme n’y soit encore conservé mais aussi de fournir des préconisations en termes de formation à l’éthique du personnel médical actuel et futur. Retour sur le rapport final de la Commission.

Soupçonnant les Allemands de tenir aux monuments du nazisme parce qu’en eux se reflète une promesse de grandiose qui inconsciemment sert de consolation aux bourreaux, Katharina Volckmer, jeune auteure allemande vivant à Londres, rappelle que le nazisme était de part en part abject. Qu’aucun monument issu des fantasmes malsains d’Hitler ne devrait être maintenu ; que personne n’en a besoin pour se souvenir des crimes allemands. Ils ne servent qu’à rendre la vie en Allemagne irrespirable pour celles et ceux qui y entraperçoivent leur véritable utilité : permettre aux Allemands de se dire que, quand même, « cela avait de gueule ».

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