Reportages

Deux membres de la rédaction de K., Julia Christ et Élie Petit, sont en ce moment en Israël pour documenter et analyser les divers mouvements en cours dans le pays, après le 7 octobre — alors que la guerre à Gaza a toujours lieu et qu’un accord est en pourparlers indirects entre Israël et le Hamas pour la cessation des combats et la libération des otages. Première étape de leur parcours cette semaine : dès leur premier soir à Tel Aviv, ils ont participé à l’une des manifestations anti-Netanyahu hebdomadaires, guidés par la productrice Karen Belz. Ils en rapportent « choses vues », impressions et premières analyses.

Dans la suite de son reportage sur la manière dont les cimetières polonais sont devenus au fil des années, avec l’émergence d’une mémoire juive dicible, quoique contestée ou révisée, un enjeu dans la société polonaise, Gabriel Rom s’attarde sur l’histoire des politiques, nazies et polonaises, de destruction des cimetières juifs. Mais il s’étonne aussi devant les initiatives locales visant à les recréer, laissant présager de l’ébauche d’un sentiment de responsabilité historique.

La Pologne, pays où plus de la moitié des Juifs d’aujourd’hui ont des racines, comptait autrefois plus de 1 500 cimetières juifs, soit le plus grand nombre au monde. Selon les estimations, la population juive actuelle de la Pologne s’élève à 10 000 personnes, mais nombreux sont ceux qui affirment que le nombre réel est bien inférieur. Le calcul est brutal : environ un cimetière juif pour 15 Juifs polonais vivants. Dans ce reportage fouillé que nous publions en deux parties, le journaliste Gabriel Rom nous raconte les initiatives de préservation vertueuses et les politiques d’instrumentalisation vivaces dont sont l’objet les cimetières juifs de Pologne, parfois nécropoles.

Comment comprendre l’acharnement de l’Afrique du Sud à accuser Israël de génocide devant la Cour international de Justice ? Howard Sackstein, membre fondateur du Mouvement juif anti-apartheid, revient dans ce texte sur la dégradation du contexte politico-économique du pays, sur les faillites de l’ANC et la manière dont ce dernier essaye de redorer son blason et de remplir ses coffres en se faisant le porte-parole de l’antisionisme mondial. En toile de fond de ces manœuvres politiques, se pose la question incertaine de l’avenir de la communauté juive sud-africaine.

Cette seconde partie de l’enquête sur les spécificités de l’antisémitisme grec s’attarde, à partir de témoignages, sur la manière dont les pouvoirs publics entendent lutter contre ce phénomène. Mais entre la responsabilité de l’Église orthodoxe dans la diffusion de préjugés anti-juifs, les difficultés d’organiser la lutte contre la désinformation et l’antisémitisme sur Internet, ainsi que l’augmentation des actes de vandalisme lors des flambées du conflit israélo-palestinien, la tâche parait singulièrement ardue.

Premier article d’une série, conçue en partenariat avec la DILCRAH, sur l’antisémitisme en Europe. Sofia Christoforidou y donne à voir l’inquiétante diffusion des préjugés envers les juifs en Grèce. Que ce soit à travers les témoignages de juifs grecs, de responsables politiques ou par le prisme des sondages d’opinion, il apparaît nettement que l’antisémitisme fait partie intégrante du paysage social grec. Dans la seconde partie de cette enquête, nous verrons comment les pouvoirs publics grecs entendent s’atteler à ce problème, qui semble profondément inscrit dans l’histoire et la culture politique du pays.

Présentées sous forme d’animation les vidéos conçues par le Center for Peace Communications mènent des projets de mise en lumière des conditions d’existence réelles des populations civiles au Moyen-Orient. Pour ce qui est Gaza, elles font voir un quotidien d’oppression, de coercition belliciste et d’islamisme. Démocratiquement élu en 2006, le Hamas a immédiatement mis la société civile sous sa coupe, de sorte que la population s’est trouvée prise en étau entre les rigueurs du blocus israélo-égyptien et les agissements du pouvoir palestinien en place qui n’hésite pas à les utiliser à ses fins destructrices, s’arrogeant impunément le sens de la cause palestinienne et ce qu’elle a en elle-même de juste.

Cet été, K. vous propose de retrouver chaque semaine une sélection de quatre articles, déjà parus dans nos pages, mais rassemblés pour l’occasion autour de  quelques thématiques phares. Cette dernière semaine avant la rentrée de septembre : « Vers le Maghreb »… Avec des textes de Cléo Cohen, Joseph Benamour et Anshel Pfeffer.

En Lettonie, contrairement à d’autres situations en Europe, les spoliations des biens juifs ne datent pas de l’ère nazie mais de l’occupation soviétique qui l’a précédée. Le même procédé de nationalisation des biens a également eu lieu en Lituanie et en Estonie. Pour pouvoir enfin récupérer leurs propriétés et leurs biens, les Juifs de Lettonie ont dû faire pression afin d’obtenir une loi dédiée. Elie Petit raconte pour K. les enjeux et les résultats de cette lutte en interviewant, avant et après l’adoption de la loi, certains de ses promoteurs.

Avec le soutien de :

Merci au bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll pour leur coopération dans la conception du site de la revue.

Merci au mahJ de nous permettre d’utiliser sa photothèque, avec le voyage visuel dans l’histoire du judaïsme qu’elle rend possible.