Fictions

Le docteur que Picard était venu voir pour passer des examens en vue d’être rétabli aux commandes d’un vaisseau de Starfleet, ce vieil ami qu’il avait rencontré plus d’un demi-siècle auparavant à bord du Stargazer, s’appelait Moritz Benayoun. « Benayoun ?! », s’écria Hayon. Son étonnement était double. D’abord, Star Trek laissait envisager que, dans moins de quatre siècles, les Juifs du futur compteraient parmi eux des sépharades de l’espace. Mais surtout, il était stupéfait que ce docteur Benayoun portât le même nom que lui. Ou plutôt le nom que, à peu de choses près, il aurait pu porter.

K. habitait la grande ville depuis des lustres et personne parmi ses amis ne se rendait plus compte qu’il était né à la campagne. Lui-même avait du mal à croire qu’il avait passé les dix-huit premières années de sa vie au milieu des champs, à faire du vélo sur des petites routes où l’on évaluait la distance parcourue grâce aux bornes de pierre rouges et blanches plantées en terre sur le bas-côté…

Un matin froid de février, ils arrivent tous les trois Gare du Nord, le père, la mère et l’enfant qui part en séjour linguistique en Angleterre. Que faire d’autre, en février, si l’on ne skie pas ? >>>

« Mais pourquoi tu veux te rendre plus juive que tu ne l’es ? T’as de la chance de ne pas te trimbaler un nom qui, au moindre accrochage, devient la porte ouverte aux coups antisémites ! Non mais franchement, qui a envie d’être juif en France aujourd’hui ? » >>>

A l’aube d’un nouveau siècle ou d’un autre millénaire, on ne sait pas, Kate Stevenson trouva sur une plage une grande boîte en fer blanc. Était-elle partie explorer les rives de la Baltique, de la Caspienne ou de l’Adriatique, l’histoire ne le dit pas. >>>

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Merci au mahJ de nous permettre d’utiliser sa photothèque, avec le voyage visuel dans l’histoire du judaïsme qu’elle rend possible.