Culture
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Une énième rupture amoureuse pousse Sophie à enfiler son masque et s’armer d’une arbalète pour aller trouver ce monstre marin qui la poursuit depuis son entrée dans la vie adulte et qui l’empêche de s’épanouir dans sa vie de femme juive émancipée. Ce monstre n’est autre que la somme de ses peurs, de ses héritages familiaux et de ses contradictions intimes. Parmi ces héritages, une injonction tenace : celle d’aimer « dans le groupe », de se mettre en couple avec un homme juif. Trancher, seule en scène dont elle incarne le personnage, est la première pièce de Sophie Engel. À la fois drôle et cathartique, elle interroge la place de la religion dans les rapports amoureux.
En Suisse, deux villages aujourd’hui presque vides de Juifs conservent les traces d’une histoire longtemps oubliée : Endingen et Lengnau furent, pendant des siècles, les seuls lieux de résidence autorisée aux Juifs en Suisse. Synagogues au centre du village, maisons à double portes, mikvés, cimetière commun : un monde d’équilibres fragiles et de coexistence contrainte. La journaliste Evelyne Dreyfus et le photographe Eric Beracassat sont retournés sur ces terres où, autrefois, c’était la synagogue qui donnait l’heure – et où subsiste encore, dans les pierres et dans les noms, la mémoire d’une communauté presque effacée.
Pourquoi Philip Roth faisait-il scandale ? À l’occasion de la parution du livre-hommage de Marc Weitzmann La part sauvage, Alexandre Journo interroge la subversivité de l’écrivain américain à l’aune de son impossible rapport à une judéité en voie d’assimilation. Que faire alors, aujourd’hui, de l’ironie flegmatique de ce « rebelle inutile d’un temps de paix » ?
La Revue K. présente son nouveau cycle d’événements : Le Ciné-Club de K. Première séance du Ciné-Club de K. – Enseigner la Shoah à l’école aujourd’hui, le lundi 3…
Le 3 octobre 2025, les éditions de l’Antilope publiaient la traduction en français de deux œuvres majeures de l’écrivain yiddish Peretz Markish : le roman Une génération passe, une génération vient (Dor oys dor ayn), traduit par Rachel Ertel, et un choix de poèmes, traduits et rassemblés par Batia Baum dans le recueil Le Tas (Di Kupe). Œuvres dont la revue K. propose dans ce numéro une sélection d’extraits.
Oui de Nadav Lapid a électrisé Cannes et la critique française. Salué comme pamphlet politique autant que confession cathartique, le film soulève pourtant une question : qu’applaudit-on au juste dans cette œuvre donnée comme radicale ? Derrière l’objet cinématographique, c’est le discours du médiatique réalisateur israélien qui – embrassant tantôt le rôle de sabra déconstruit, tantôt de prophète de malheur ou de poète voyant – fascine la critique française. À l’occasion de la sortie du film, retour sur le parcours du cinéaste israélien et la réception de son œuvre par la critique française.
Bialik et ‘Agnon pouvaient-ils habiter pleinement la terre qu’ils ont rêvée ? De Bialik, poète-prophète d’Odessa accueilli en triomphe à Tel-Aviv mais dérouté par l’hébreu du yishuv, à ‘Agnon, Juif galicien perçu comme un pied-tendre par les pionniers aguerris venus de Russie, cette réflexion de Cyril Aslanov dit le choc, les ruses et les métamorphoses de l’installation en Terre d’Israël. Et pourtant Bialik est devenu le poète national d’un État qu’il n’aura pas eu le bonheur de voir naître, et ‘Agnon a été le premier et le seul prix Nobel israélien de littérature. Entre dépaysement et réinvention s’esquisse l’histoire intime de deux écrivains iconiques, d’une langue galvanisante et d’un pays en gestation.
Cet été, K. vous propose de retrouver, dans chacun de ses numéros hebdomadaires, un dossier composé de cinq textes déjà parus dans la revue. Cette semaine, c’est K.arnaval, avec cinq textes — de Valeria Solanstein, Danny Trom, Karl Kraus, Barbara Honigmann et Julia Christ — où l’ironie et l’esprit de la satire s’amusent à faire choir quelques idoles.
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