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Après Amalia, Joel Whitebook nous présente la seconde mère de Freud : la nourrice catholique qui s’occupa de lui durant les premières années de sa vie et lui apporta le soutien émotionnel qui lui manquait. A posteriori, c’est aussi à cette fréquentation infantile que Freud fera remonter sa découverte de la sexualité. D’une mère à l’autre, ces deux portraits éclairent puissamment la place problématique que Freud a ménagé aux femmes dans la science psychanalytique ; et les enrichissements qu’elle appelle aujourd’hui en passant la vie de l’homme Freud au tamis de sa propre théorie.

Anna Freud, la fille de Freud, déclara que sa grand-mère était « dévouée et fière de son [fils], comme le sont les mères juives ». Le fait est que cette mère, Amalia, Galicienne superstitieuse qui parlait essentiellement le yiddish, avait prédit que son Sigmund, sur lequel elle projeta ses rêves de grandeur, deviendrait un grand homme. Mais qui était la mère du fondateur de la psychanalyse ? Et, d’ailleurs, combien de mères a-t-il eues? K. publie cette semaine la première partie de l’analyse de Joel Whitebook sur la relation de Freud à ses figures maternelles. Car on rencontrera la semaine prochaine la seconde mère de Freud, sa « nannie » catholique, vieille et laide celle-là, mais pas moins importante pour le jeune Freud en pleine phase de curiosité sexuelle…

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