Tous les articles de Simone Disegni

Les élections italiennes qui viennent de se dérouler marquent une première. Pas seulement parce que jamais une femme n’avait accédé au poste de premier ministre en Italie ; mais surtout parce que jamais le parti à la tête de la majorité relative n’avait été une force politique héritière – plus ou moins directement – de la tradition fasciste. Dès lors, la question se pose : la consécration de Fratelli d’Italia représente-t-elle un danger pour les Juifs italiens ?

Le 9 octobre 1982, un commando palestinien s’est attaqué à une foule de Juifs romains à la sortie de la synagogue, blessant des dizaines de personnes et tuant un garçon de deux ans. À la veille du 40e anniversaire de cet attentat, de nouveaux documents montrent que les services secrets avaient informé les autorités italiennes du danger imminent, mais qu’aucun dispositif de sécurité n’avait été mis en place autour de la synagogue. Un livre à paraître confirme l’existence d’un accord secret entre l’État italien et les factions palestiniennes lors des Années de plomb, bien que son lien avec l’attentat de Rome reste à prouver.

Cent ans après la mort d’Ernesto Nathan, maire historique de Rome entre 1907 et 1913, un autre politicien juif s’était lancé au début de l’année dans la bataille pour prendre la tête de la capitale italienne : Tobia Zevi, témoignait alors pour K. du défi politique qu’il s’était fixé et se livrait sur le sens d’un engagement juif dans la vie publique, en Italie comme en Europe. Tobia Zevi n’a pas été élu, mais le 3 novembre dernier, il a été nommé par le nouveau Maire de Rome Roberto Gualtieri (PD) Assesseur au Patrimoine et aux Politiques de l’habitation. Une occasion pour relire son entretien avec Simone Disegni.

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