Reportages - Pologne

Dans la suite de son reportage sur la manière dont les cimetières polonais sont devenus au fil des années, avec l’émergence d’une mémoire juive dicible, quoique contestée ou révisée, un enjeu dans la société polonaise, Gabriel Rom s’attarde sur l’histoire des politiques, nazies et polonaises, de destruction des cimetières juifs. Mais il s’étonne aussi devant les initiatives locales visant à les recréer, laissant présager de l’ébauche d’un sentiment de responsabilité historique.

La Pologne, pays où plus de la moitié des Juifs d’aujourd’hui ont des racines, comptait autrefois plus de 1 500 cimetières juifs, soit le plus grand nombre au monde. Selon les estimations, la population juive actuelle de la Pologne s’élève à 10 000 personnes, mais nombreux sont ceux qui affirment que le nombre réel est bien inférieur. Le calcul est brutal : environ un cimetière juif pour 15 Juifs polonais vivants. Dans ce reportage fouillé que nous publions en deux parties, le journaliste Gabriel Rom nous raconte les initiatives de préservation vertueuses et les politiques d’instrumentalisation vivaces dont sont l’objet les cimetières juifs de Pologne, parfois nécropoles.

Le festival annuel de la culture juive de Cracovie se développe année après année. Parti à la rencontre de ses participants et organisateurs, le journaliste Joe Baur se demande si l’on assiste là à la preuve que la vie juive en Pologne se maintient et peut-être même prospère, ou si Cracovie se transforme simplement, le temps du festival, en parc d’attraction sur le thème de la culture juive, symptôme d’un impossible retour.

Eugène Lazowski a-t-il sauvé 8,000 Juifs polonais pendant la Seconde Guerre mondiale ? Ou pas ? Barbara Necek revient sur l’histoire d’une fake news historique devenue une légende tenace qui continue imperturbablement son petit bonhomme de chemin >>>

Avec le soutien de :

Merci au bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll pour leur coopération dans la conception du site de la revue.

Merci au mahJ de nous permettre d’utiliser sa photothèque, avec le voyage visuel dans l’histoire du judaïsme qu’elle rend possible.