Zemmour, aberration d’origine contrôlée

Comment, en quelques mois, un leader juif d’extrême droite a-t-il pu susciter en sa faveur un large mouvement d’adhésion ? Et pourquoi nombre de Juifs français peuvent-ils envisager de voter pour le nationalisme intégral qu’incarne ce candidat à l’élection présidentielle ? À quelques jours du premier tour de cette dernière, la rédaction de K. revient sur un phénomène que l’on considère notamment comme un affront fait à l’expérience juive.

 

Éric Zemmour, lors d’un meeting à Toulon, le 6 mars 2022. (c) Wikipedia Commons

 

Quoi qu’il advienne des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, elle aura vu naître une aberration. En quelques mois, un leader juif d’extrême droite a émergé, et il a suscité en sa faveur un large mouvement d’adhésion, contribuant pour finir à faire grossir très sensiblement les rangs de cet électorat. Depuis de nombreuses années, d’élection en élection, le risque s’accroît de voir l’extrême droite accéder au pouvoir. Cette fois-ci, la tendance s’accuse plus que jamais, et elle le fait par la mobilisation qui s’est produite autour de la candidature d’un juif.

Qu’il s’agisse bien d’une aberration au vu de ce qui fait le noyau de l’identité juive, tout le monde le sent confusément, à l’exception peut-être des antisémites patentés qui ont toujours su que la « guerre des races » est la faute des juifs et ne s’étonnent pas alors que ce soit un juif qui clive. Pour les autres, une figure de ce type a quelque chose de choquant, voire d’insupportable. Parfois, au cours de cette campagne présidentielle qui touche à sa fin, il est arrivé qu’on le traite de « juif de service pour antisémites », ce qui ne faisait pas disparaître l’énigme, mais témoignait seulement du dérèglement mental qu’elle provoque.

La décrue de Zemmour dans les sondages, puisqu’elle aura signifié globalement une nouvelle poussée de l’extrême droite, n’ôte donc rien à l’urgence de l’interrogation : comment une telle aberration a-t-elle été possible?  En première approche, il est clair que celle-ci a deux faces. Elle consiste d’une part en un dévoiement de la conscience juive, d’autre part en une évolution singulière de l’extrême droite française. Que les deux puissent se superposer, c’est ce qu’il y a sans doute de plus surprenant. Il en va pourtant ainsi. Zemmour est parvenu à captiver des pans entiers de l’opinion réactionnaire, parmi lesquels se trouvent évidemment des antisémites, mais aussi, à coup sûr, des électeurs pour lesquels c’est l’opinion antimusulmane qui prime. Parmi ces derniers, il est évident qu’on trouve des juifs. À leurs yeux, l’aberration du point de vue juif s’est donc effacée ; elle se trouve neutralisée par d’autres motivations, plus puissantes. Cette pathologie-là n’est pas moins significative pour déchiffrer la situation politique générale de la France que l’évolution de l’extrême droite. Pour comprendre leur convergence, il faut partir de la singularité de la figure : celle de Zemmour, juif assimilé outrancièrement nationaliste, se déclarant en cela même parfaitement intégré.

Intégralement français ?

Zemmour ne cesse de le dire : il est Français, il redonne à la France sa fierté et sa grandeur, celles qu’elle a selon lui perdues. S’il dit qu’il est juif, c’est pour dire qu’il ne le dit pas. Ce discours insistant sur le non-discours révèle en fait, si on l’écoute bien, quelque chose d’essentiel. Car c’est un discours qu’aujourd’hui, toutes les tendances séduites par la réaction veulent entendre.

La droite et l’extrême droite ont changé. La mue a été amorcée depuis un bon moment par le Rassemblement National, de plus en plus ouverte à la diversité, mais Zemmour y a ajouté un élément supplémentaire, d’une pertinence appréciable. Selon les dispositions nouvelles, il ne s’agit plus de viser la disparition des identités particulières, mais plutôt d’afficher leur subordination. Au cours de la campagne, un lapsus de Zemmour l’a laissé transparaître. La « calotte », hors de la synagogue, ne reste pas sur la tête, mais « dans la tête », s’est-il risqué à dire en évoquant un épisode de sa biographie. Est-ce un mal ? En aucun cas. Car le fait ne suscite plus de soupçon de duplicité, à condition que, « dans la tête », ne siègent que des préférences ou des goûts personnels, particularités en libre accès dont aujourd’hui plus personne n’a cure. La droite comme la gauche reconnaissent désormais tout à fait à l’individu cette touche personnelle cantonnée où elle doit l’être. Ou plutôt : tout le monde est d’accord pour noyer la différence individuelle dans l’indifférence par laquelle on l’accueille. C’est à ce prix-là qu’elle acquiert même de plus en plus de crédit.

Là où la droite nationaliste se distingue, par contre, c’est par le poids qu’elle donne à l’identité nationale. Quels que soient les goûts et préférences, il faut la brandir le plus fièrement possible, comme la dimension vraiment constitutive de l’identité de chacun. Il faut que la France soit une, un bloc sans fissures, apte en tant que tel à fonder cet élément constitutif de nous-mêmes. Le « grand remplacement » appelle au moins cela, une réaction projetée à ce degré d’absolu. En un mot, il faut que l’intégration se paie d’un gage d’intégralité. On s’assimile, non au sens où l’identité particulière de juif (ou de musulman, ou de breton, ou cambodgien bouddhiste) disparaît, mais au sens où, si différent soit-on, on s’incorpore cette France en bloc comme ce qui compte vraiment. Ce n’est pas qu’on s’y assimile, c’est plutôt qu’on se l’assimile, sans aucun reste ni aucune réserve, au point de pouvoir dire que c’est elle qui prime et primera toujours sur les autres facettes de ce qu’on est.

On comprend dès lors que la figure juive Zemmour soit non seulement compatible avec l’évolution de la droite extrême, mais appelée par elle, bien ajustée à une évolution qui requiert un profil de cette nature. Il y faut une particularité nettement marquée, qui se maintient en s’abolissant, c’est-à-dire en se subordonnant jusqu’à l’intensification maximale de ce à quoi elle se subordonne. Aussi étrange que cela paraisse, l’intérêt dont Zemmour est investi par la droite est positif. La France y éprouve son propre grandissement. Elle y parvient, parce que l’héroïsme national peut se parer en l’occurrence de la plus précieuse des vertus : celle du sacrifice, de l’exhibition du geste par lequel l’adhésion à la France se maximise, sur fond d’acceptation des différences en elles-mêmes indifférentes, mais utiles dans leur propre soumission. C’est cette délectation pour la soumission qui a renforcé les rangs des électeurs de l’extrême droite. Ces 10% qui restent actuellement en faveur de Zemmour, et qui vont inévitablement se cumuler au second tour de l’élection présidentielle aux 20% qui votaient déjà pour Marine Le Pen en 2017, sont des adeptes d’un vieux slogan nationaliste des années 1930, un slogan que Zemmour a ingénieusement réinventé en l’adaptant aux sociétés libérales contemporaines : « tu n’es rien, ta nation est tout » disait-on alors en Allemagne ; « tu es qui tu veux, mais ta nation est tout », voilà le mot d’ordre proposé, non sans succès, par le nouveau candidat.

L’intégration juive

Quant aux juifs, que lisent-ils dans cette mise en scène ? Et d’abord, de qui parle-t-on, quand on dit « les juifs » ?

En France, il faut rappeler qu’ils sont d’origines très diverses, l’histoire du XXe siècle, par vagues successives, ayant fait de ce pays d’Europe une zone d’afflux migratoire exceptionnellement riche, terre d’accueil de nombreux groupes. On peut sans trop de risques suspecter que, dans cet ensemble très composite, rares sont ceux qui prennent à la lettre la version « intégraliste » de l’intégration. Plus encore, il est même certain que c’est du côté de ceux qui ont la plus profonde expérience de la « calotte dans la tête », c’est-à-dire de l’intégration républicaine qui a effectivement eu lieu, que le discours de Zemmour suscite la répugnance la plus forte. On en a eu la confirmation immédiate dans les déclarations pleines de réprobations des grandes institutions représentatives de la communauté et de leurs porte-paroles, dont le républicanisme demeure depuis presque deux siècles la doctrine d’arrière-plan.

La plupart des juifs savent bien que Zemmour est une aberration. Mais, dans le même temps, c’est une aberration dont les juifs, dans leur diversité, ont en commun de pouvoir faire, plus facilement et mieux que les autres la généalogie, parce qu’elle entre en résonnance avec une part importante de leur expérience récente, celle qui s’est accusée au cours des deux dernières décennies.

La trajectoire mérite ici d’être retracée. Traditionnellement, le pacte républicain comporte au premier chef la clause de protection. C’est d’ailleurs ce qui fait que réintégrer Vichy à l’histoire glorieuse de la nation, comme Zemmour s’est évertué à le faire par « intégralisme », équivaut pour les juifs à du négationnisme pur et simple. Dans le système français, ils sont nationalisés, donc intégrés dans la nation comme individus. Mais cela ne les a pas empêchés de continuer à se considérer comme un collectif consistant. En vérité, c’est en tant que tel que le pacte républicain les protège. Ils peuvent continuer à dire « nous juifs », de façon non-contradictoire avec le « nous Français » auquel ils appartiennent. Cette composition des identités a été le gain réel, déchiré à plusieurs reprises – le « décret infâme », l’Affaire Dreyfus – jusqu’à l’épreuve de Vichy et la participation de l’État à l’entreprise d’extermination.

Cette expérience juive française sous-tend des positions subjectives très variées tout en les maintenant à l’intérieur d’un même cadre, celui du modèle français d’intégration. Or Zemmour sort de ce cadre. Il le fait voler en éclats, aussi bien par sa manière emphatique de parler de la France, que par celle, raturée, de parler de son être juif. Et surtout par sa manière de viser une minorité en particulier, celle des musulmans de France.

Désorientation

Il en sort, mais non pas sans adresser aux juifs un message silencieux : vous n’êtes plus protégés dans ce cadre, et à vous obstiner à l’invoquer comme vous le faites, vous effacez ce que vous ne cessez pourtant pas de souligner lors de chaque nouvelle agression antisémite: que l’État républicain est en train de déroger au pacte, qu’il est défaillant précisément sur le point qui vous concerne, vous les juifs. Que vous êtes visés par une violence émanant de la société, violence sur laquelle il a perdu prise, parce que, se satisfaisant d’une condamnation toute formelle de l’antisémitisme, il néglige dans le même temps de vouloir voir ce qu’est cet antisémitisme aujourd’hui. Il se refuse à le combattre réellement, parce qu’il se refuse à le voir tel qu’il est.

Mais quel est-il, justement, c’est-à-dire de quoi est-il fait, et par quelles voies aboutit-il aux actes qu’on constate, intensifiés depuis le début des années 2000, jusqu’au meurtre antisémite? En tablant sur le sentiment bien-fondé de menace que les juifs éprouvent, Zemmour ne le dit pas plus que ceux qu’il accuse de défaillance. Prétendant au réalisme, il érige un écran de plus. Le terreau de frustrations multiples sur lequel prospère l’antisémitisme contemporain, dont les porteurs effectifs et les agents de prédilection se pensent souvent eux-mêmes comme des minorités opprimées, n’intéresse pas plus le nationaliste intégral que les autres, qui forment la grande majorité de l’opinion française aujourd’hui, quand bien même elle dit s’inquiéter de la montée de l’antisémitisme.

Que certaines franges de l’opinion juive désorientée soient attirées par Zemmour est une réalité. Mais cela n’entame en rien l’aberration qu’il est. Cette réalité, au contraire, fait entièrement partie de l’aberration. Ce qui l’explique en effet, c’est le blocage de la situation française, qui fait que plus les principes républicains restent intacts et brandis selon les formes, plus leurs implications pratiques deviennent ineffectives, et plus s’éloigne tout ce qui pourrait ressembler à un discours cohérent et conséquent sur la protection des minorités. Car celui-ci, en l’occurrence, doit s’atteler à cette tâche: identifier et reconnaître le caractère spécifique de l’antisémitisme contemporain, avec tout le tissu idéologique et social qu’il forme, et fournir par ce diagnostic les moyens de l’affronter.

Est-ce à dire que les juifs pris dans la zone d’attraction de Zemmour rejoignent la première face du phénomène, celle où l’on cherche, du côté de la droite, une compensation nationaliste et un surcroît de fierté et de vitalité bon marché à travers l’auto-abolition des super-intégrés ? Non. Car le segment dont il est question, dans ce qui l’anime, conserve son point de vue propre. Ce qui lui importe, c’est le désir de restauration de la force de l’État protecteur et de sa puissance d’action. Que cela se paie d’une épuration de la nation et d’une négation de ce qui fait réellement l’intégration réussie des juifs au cours de leur histoire, c’est ce que ces juifs égarés perdent complètement de vue, tout subjugués qu’ils sont par la première promesse qu’ils croient entendre dans les paroles pleines d’assurance de la figure aberrante. Autrement dit, ce qu’ils ne voient pas est que si Zemmour gagnait il n’y aurait tout simplement plus rien à protéger, ni juifs, ni musulmans, ni aucune minorité, toutes vouées à se sacrifier sur l’autel de la nation mythifiée.

Pas une voix juive pour Zemmour

Quant à savoir si Zemmour, en tant que juif intégré, est entièrement pris par cette subjugation dont il est le déclencheur, nul ne saurait le dire. Il y a des clivages qui restent insondables, et, par chance, il arrive aussi que ce soit les moins intéressants. À en juger par l’énergie qu’il dépense encore et toujours, gageons que cela ne l’empêchera pas de voter pour lui-même au bout du compte. À moins d’un acte manqué et d’une erreur de bulletin, il est hautement probable que sa propre voix ne lui manquera pas. Mais il est aussi permis d’espérer que ce soit le seul vote juif qui lui revienne pour finir – à condition que l’on ait réussi à rendre évident aux yeux de tous ce en quoi son discours et sa position, tout en rencontrant un écho dans l’expérience juive, contreviennent directement à ce que représente le fait juif en France, et à ce qu’il implique en termes de politique générale.

Ce démasquage, on ne pouvait guère l’attendre des institutions représentatives de la communauté. Il n’y a pas là grand-chose à leur reprocher d’ailleurs. Par inertie historique, elles ne peuvent tenir d’autres discours que le rappel du pacte républicain, le cri d’alerte et la protestation face à ses manquements, l’exigence de renforcer la surveillance, la protection, la répression. C’est beaucoup et c’est peu. C’est trop peu en tout cas pour répondre au phénomène, et surtout pour dégager l’autre voie, la seule valide, susceptible de nous sortir de l’impasse où l’on est enferré.

La conscience juive française est à cet égard à un tournant, et c’est peut-être le seul et unique mérite de la situation actuelle que de bien faire apparaître en quoi ce tournant consiste, alors que l’échec de Zemmour, succédant au bouleversement qu’il a provoqué, risque maintenant de le faire oublier. Ce dont la conscience juive est assignée à faire le constat peut se dire de la manière suivante. Les juifs de France sont une minorité nationale, tout comme les musulmans de France.  Ce qui distingue toutefois les juifs, c’est qu’ils ont une expérience ancienne et prolongée de l’intégration, et que, de surcroît, celle-ci est tout à fait spécifique : elle concerne une minorité structurellement minoritaire, à savoir un collectif qui a toujours conçu sa condition minoritaire comme constitutive de ce qu’il est. Cela les a engagés dans un montage complexe et fragile où le rapport frontal et exclusif entre les deux propositions, « nous les juifs » et « nous les Français », a été dépassé en synthèses et formations positives d’identités.

Longtemps, on n’a voulu retenir de ce processus que la résultante républicaine la plus abstraite, celle d’une citoyenneté censément homogène, tout le reste demeurant bien enfoui dans la tête. Mais la réalité était tout autre, même quand l’expression publique des différences était la plus atténuée qui soit (et qu’il n’y avait plus ni kippa ni calotte à montrer). Ce qui était en jeu à travers l’expérience juive, c’était le potentiel intégrateur de la France en tant qu’il pouvait s’appliquer à des collectifs consistants, qui n’avaient pas à se considérer abolis dans leur histoire propre pour que leurs membres participent effectivement de la vie de la nation et de son développement réel.

En cela, les juifs représentaient une sorte de balise essentielle pour bien voir qu’au cœur du processus d’intégration nationale bien compris, figuraient au premier chef le respect et la protection des minorités, dans leur sécurité comme dans leurs droits – leur droit à la sécurité étant en l’occurrence le premier de ces droits.

Zemmour, en attaquant les musulmans de France, porte atteinte à ce processus, et affecte directement l’expérience juive. Il l’affecte en vérité deux fois.

D’abord en lui retirant sa justification la plus profonde et la plus efficace, qui se trouve dans une formule singulière, jamais complètement explicitée, mais instructive pour tous en raison de sa singularité, de l’intégration. Loin de permettre que s’articule une politique visant la protection actuellement défaillante, il en sape les fondements. À cet égard, il faut souligner que les juifs sont toujours déjà du côté des musulmans quand un discours prend forme qui vise ces derniers, les menace d’expulsion ou de relégation s’ils ne se soumettent pas à la contrainte nationaliste de l’auto-abolition imaginaire. Car quand ce discours s’énonce, alors même il ne les nomme pas, dans la mesure où c’est l’être minoritaire qui est en ligne de mire, il ne peut pas ne pas les viser au premier chef, si intégrés soient-ils.

Mais Zemmour affecte l’expérience juive par une autre voie : il détruit toute possibilité de traiter de l’antisémitisme contemporain comme un dérèglement des rapports entre majorité et minorités au sein des États-nations, où c’est cette fois les « structurellement minoritaires intégrés », en d’autres termes les juifs, qui se trouvent au cœur du piège. Dans une société où les groupes sont dépourvus d’horizon commun dans lequel projeter leurs attentes de justice et articuler leur expérience politique, les juifs sont les cibles de prédilection de toutes les frustrations accumulées en différents points de l’espace social. Face à ce déficit généralisé, ils sont privés de tout appui. Force est de constater que les pouvoirs publics sont aujourd’hui inaptes à déchiffrer les tensions qui naissent de cette situation, et à comprendre pourquoi ce sont précisément les juifs qui en sont les exutoires récurrents. Or ils ne le seraient assurément pas moins s’ils étaient guidés par l’idéologie nationaliste nouvelle manière que Zemmour incarne, et dont l’extrême droite autant que la droite classique se sont déjà largement faits les promoteurs.


La rédaction

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