Maroc

Méssaouda, c’est une arrière-grand-mère juive arabe qui vient de mourir. De son histoire, de son humour et, surtout, de sa langue, Yossef Murciano, son arrière-petit-fils, garde avant tout le souvenir d’une incompréhension. Dans ce texte, le descendant lointain évoque, à l’heure des adieux, son rapport d’étrange familiarité avec la culture juive marocaine, dans laquelle il a baigné toute sa vie, sans pourtant jamais véritablement la connaître.

La communauté marocaine ne compte plus qu’entre 1500 et 2000 membres. Elle vieillit tranquillement, sans se renouveler, dans un Maroc juif qui est un mélange de kitsch, de nostalgie et de présence fantomatique, mais où les touristes israéliens sont de plus en plus nombreux. Après ses cartes postales, envoyées d’abord de Canvey Island, prés Londres, et ensuite d’Ukraine, le journaliste Anshel Pfeffer nous envoie cette semaine une lettre du Maroc.

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Merci au bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll pour leur coopération dans la conception du site de la revue.

Merci au mahJ de nous permettre d’utiliser sa photothèque, avec le voyage visuel dans l’histoire du judaïsme qu’elle rend possible.