# 283 / Edito : Une semaine sur le divan
Pendant cette pause estivale, la revue interrompt ses publications originales. En attendant la rentrée, nous proposons chaque semaine à nos lecteurs un dossier reprenant quelques textes réunis autour d’une thématique. L’occasion de découvrir le texte à côté duquel vous étiez passé, de redécouvrir celui qui vous avait interpellé et de partager avec vos amis qui ne connaissent pas encore K. quelques-unes de ses publications.
Cette semaine, la torpeur estivale se mêle à une certaine épaisseur conceptuelle, les mots se chargent d’équivoque et les têtes deviennent terriblement lourdes. Une seule solution : s’allonger bien à l’aise sur le K. divan, et écouter nos auteurs les moins complaisants se risquer à leurs interprétations sauvages. Bruno Karsenti ouvre cet exercice de haute voltige herméneutique avec une réflexion sur la fonction du déni dans l’antisémitisme contemporain, et sur ce qui se cache derrière ce « ne rien vouloir en savoir » qui semble aujourd’hui animer tant d’intellectuels. Le fil de l’association libre est repris par Gustave Kaplan qui, à partir d’un lapsus commis par Frédéric Lordon, s’interroge sur l’étrange problème de tabou que rencontrent les antisionistes. À force de les entendre clamer qu’ils ne font rien d’interdit, ne devrait-on pas s’interroger sur ce qu’ils ont la manie de tripoter ? C’est enfin Karl Kraus qui assure la scansion de ce dossier, avec son fameux « Masochisme ou émancipation ? » analysant la place occupée par les fantasmes de fustigation dans l’imaginaire progressiste contemporain.
Dans l’épisode trois d’ « Amour amer », Samuel Ghiles-Meilhac effectue son premier voyage d’adulte en Israël, l’innocence enfantine se faisant déjà lointaine. C’est la rencontre avec Daniela, son « Israélienne de cœur » militante pour la paix, mais aussi avec la réalité palestinienne, au-delà des abstractions cartographiques et des positions prises à distances.
Pour rappel, nos archives sont ouvertes et nous vous invitons à cheminer parmi les centaines de textes que nous avons déjà publiés depuis plus de cinq ans. Et puisqu’il est question de divan cette semaine, on peut notamment lire ou relire le texte de Joel Whitebook sur les “deux mères de Freud” ou celui de Déborah Gutmann-Krausz et David Krausz : “Ce qui reste de juif dans la psychanalyse”.
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