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K. Les Juifs, l’Europe, le XXIe siècle
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# 281 / Edito : Une semaine au cinéma

En attendant la rentrée, la revue publie chaque semaine de l’été un dossier reprenant quelques textes réunis autour d’une thématique. L’occasion de découvrir le texte à côté duquel vous étiez passé, de redécouvrir celui qui vous avait interpellé et de partager avec vos amis qui ne connaissent pas encore K. quelques-unes de ses publications.

Cette semaine, nous vous proposons aussi le début d’un feuilleton en quatre parties, signé Samuel Ghiles-Meilhac. Dans « Amour amer. Israël ou les rivages de l’intime », Israël n’est pas raconté comme une cause à défendre, un objet d’étude ou un pays à juger de loin, mais comme une présence intime et contradictoire, entrée très tôt dans la vie du narrateur par les vacances, les livres, les scouts juifs, la radio, les cartes, les deuils et les amours. Dans le premier épisode du feuilleton, tout commence à Eilat, dans l’innocence trompeuse d’un exotisme familial, avant que l’enfant ne découvre peu à peu que ce lieu apparemment facile est aussi un foyer d’inquiétude existentielle et politique, et que l’histoire collective ne s’immisce dans la mémoire personnelle.

C’est dans l’obscurité et la fraicheur climatisée des salles de cinéma que notre dossier invite à chercher refuge. Retour d’abord sur l’accueil dithyrambique qui avait été réservé par la critique française à Oui de Nadav Lapid, avant que le vent ne tourne. Laure Abramovici interrogeait la posture héroïque du réalisateur – entre sabra déconstruit et prophète de malheur -, jusque dans ses contradictions. Ensuite, complément idéal à la vacuité du farniente, le musée juif de Berlin accueillait en ce début d’année une exposition consacrée aux 220 heures d’enregistrement audio réalisées par Lanzmann et ses assistantes lors du travail préparatoire à Shoah. Nous republions l’entretien avec la commissaire de l’exposition, et rappelons que les enregistrements sont enfin disponibles sur la page de l’exposition. Pour finir, les amateurs de frissons se réjouiront à la (re)lecture du texte de David Haziza sur les incursions de la démonologie juive au cinéma : dibbouks, golems, zombies et autres loups-garous crèvent l’écran, et viendront peut-être inspirer une soirée cinéphile.

Pour rappel, nos archives sont ouvertes et nous vous invitons à cheminer parmi les centaines de textes que nous avons déjà publiés depuis plus de cinq ans. Sur le cinéma, on peut notamment lire ou relire le texte de Jean-Baptiste Thoret sur M. Klein de Joseph Losey ou celui de Danny Trom sur les Gremlins réalisé par Joe Dante et produit par Steven Spielberg.