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Noa Eshkol, 1924-2007. Danse et compositions

Exposition au musée d'art et d'histoire du Judaïsme, du 16 avril au 30 août 2026.

Danseuse, théoricienne du mouvement, plasticienne, Noa Eshkol a traversé trois disciplines sans les fragmenter. De son système novateur de notation du geste aux mille huit cents 'wall carpets' conçus après 1973, son œuvre obéit à une même logique — celle de la composition rigoureuse, du travail collectif et de l'invention formelle. Le mahJ expose, pour la première fois en France, cette créatrice majeure dont l'itinéraire s'entrelace avec l'histoire d'Israël, du kibboutz Degania Bet aux lendemains de la guerre de Kippour. Bonnes feuilles du catalogue.

Noa Eshskol au premier plan, dans 'Promenade', 1954-1956. Photo de Théodore Brauner.

Noa Eshkol au mahJ

Alors que les scènes européennes se ferment aux artistes israéliens depuis le 7-Octobre, le mahJ rend hommage à Noa Eshkol, une créatrice majeure, méconnue en France. Danseuse, chorégraphe, théoricienne de la notation du mouvement puis plasticienne, son itinéraire et son œuvre sont intimement liés à l’histoire du jeune État, depuis sa naissance en 1924 au kibboutz Degania Bet à l’organisation en Galilée de la commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie, en passant par la présentation de son système de notation à l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958 ou par la production de wall carpets après la guerre de Kippour en 1973. À travers la diversité de ses sources, l’exigence de sa démarche théorique et la richesse de ses compositions chorégraphiques et plastiques, elle incarne une identité israélienne à la fois liée à sa terre et cosmopolite, attentive aux traditions et éprise de modernité. 

Née dans une famille originaire d’Ukraine, elle sera marquée par l’utopie des premières implantations agricoles en Palestine mandataire et conservera un attachement au travail de groupe. Ses danseurs seront, eux aussi, issus des kibboutzim, partageant cet esprit collectif, et inspirés par cette personnalité charismatique. Formée au Yishouv puis en Angleterre, où elle côtoie les grandes figures de la danse expressionniste allemande, elle est très tôt reconnue en Israël. La guerre de Kippour l’entraîne dans une direction nouvelle et suscite chez elle la production d’une œuvre textile originale, considérable par son volume, et que l’artiste a refusé de vendre jusqu’à sa mort en 2007. 

Ce sont cette vie singulière et cette œuvre multiple que présente l’exposition « Noa Eshkol (1924-2007). Danse et compositions ». Conçue par Pascale Samuel avec Dorota Sniezek, elle s’appuie notamment sur la redécouverte de Noa Eshkol par des artistes contemporains comme l’Américaine Sharon Lockhart et l’Israélienne Yael Bartana, dont les œuvres inspirées par l’artiste sont présentées pour la première fois à Paris. 

Paul Salmona

Intérieur II (In Memoriam), 2007.
Intérieur II (In Memoriam), 2007.

Noa Eshkol. Danse et Compositions

À Holon, dans les faubourgs de Tel-Aviv, la maison de Noa Eshkol conserve aujourd’hui ses archives. Matrice de toutes les facettes du travail de l’artiste, de ses compositions chorégraphiques aux recherches sur la notation du mouvement, des répétitions à la création sous toutes ses formes, elle est demeurée inchangée depuis sa mort en 2007. Chaque semaine, le Chamber Dance Group continue de se réunir dans la grande salle du premier étage spécialement aménagée pour la danse. Lors de ma visite en novembre 2025, il répétait Peacocks. Racheli Nul-Kahana danse avec la troupe depuis 1964. Aujourd’hui, c’est elle qui lance le métronome réglé sur 120 battements par minute et compte « Akhat, shtaim, shalosh… ». Les danseurs se mettent en mouvement. La composition est précise. Chacun des quatre danseurs exécute les séquences écrites dans l’Eshkol-Wachman Movement Notation (EWMN). Chaque performance dure moins de cinq minutes, sans narration ni effet scénique. Sur les murs sont accrochées quatre grandes tentures libres et colorées. Le visiteur peut ainsi embrasser simultanément les principaux aspects de l’œuvre de Noa Eshkol : la danse et la création textile. Si, de son vivant, l’artiste cloisonnait ces deux domaines, depuis une dizaine d’années, le Chamber Dance Group et les expositions consacrées à l’artiste s’autorisent à les présenter conjointement.

De même, la rétrospective que lui consacre le mahJ s’ouvre sur une salle présentant à la fois une dizaine de wall carpets (tapis muraux) des années 1970 aux années 2000 et le premier enregistrement filmé par John G. Harries1 de Noa Eshkol dansant Stork en 1960 avec Naomi Polani2 et Amos Hetz3. Plusieurs temps se conjuguent : celui de la danse et celui de la création des wall carpets. Ce dispositif immersif, du sol au mur, la chorégraphe ne l’a jamais pensé. Mais l’exposition, comme cet ouvrage, se l’autorise avant d’aborder chronologiquement son œuvre.

Jacob Rosner (phot.), danse de la hora, fête de Shavouot au kibboutz, 1949, Jérusalem, musée d'Israël.
Jacob Rosner (phot.), danse de la hora, fête de Shavouot au kibboutz, 1949, Jérusalem, musée d’Israël.

Noa Eshkol appartient à la génération de sabras4 qui a vingt ans au moment de la création de l’État d’Israël. Elle passe ses jeunes années au kibboutz Degania Bet, puis vit à New York, de l’âge de cinq ans à l’âge de huit ans, où sa mère donne des cours d’hébreu. De retour en Palestine, elle apprend la musique, avant de se former à la danse avec Tille Rössler5. Dans les années 1940, fait rare pour une jeune sabra, elle se forme à l’étranger, d’abord à Manchester auprès de Rudolf Laban6, puis à Londres avec Sigurd Leeder7.

De retour à Holon, elle fonde le Chamber Dance Quartet, qui deviendra le Chamber Dance Group. La danse n’est déjà qu’une partie de l’activité de Noa Eshkol. Jugeant insuffisante la méthode de notation de Laban, elle est en quête de la saisie, de l’analyse, de la transcription et de l’écriture du mouvement. En 1954, avec son élève Avraham Wachman8, qui deviendra architecte, elle développe un système novateur, conçu comme la notation musicale. Pour Noa Eshkol, l’enjeu est double : transmettre et créer. Le système EWMN lui permet de documenter des danses traditionnelles et de créer des performances virtuoses ; le corps y est divisé en six parties, elles-mêmes subdivisées.

Vase palestinien dans la fenêtre, 1999.

Noa Eshkol se considérait moins comme une chorégraphe que comme une « compositrice de danse », ordonnant et faisant jouer les corps comme des instruments polyphoniques. Ses recherches sur le mouvement sont montrées dans l’exposition comme une pratique pluridisciplinaire et expérimentale grâce au prêt d’un important fonds issu des archives de la Noa Eshkol Foundation for Movement Notation, comprenant des illustrations du système EWMN dessinées par John G. Harries et Avraham Wachman, des films et des photographies, ainsi que les carnets de notes de l’artiste.

En 1958, Eshkol et Wachman publient à Londres Movement Notation. Au long des années 1960, Noa Eshkol compose pour le Chamber Dance Group et enseigne9. Le système EWMN évolue jusqu’à devenir une écriture du mouvement à visée universelle.

En octobre 1973, au déclenchement de la guerre de Kippour après l’attaque surprise de l’Égypte et de la Syrie, alors qu’un de ses danseurs, Shmuel Zaidel, a été mobilisé, Noa Eshkol déclare : « Il n’est plus temps de danser. » S’ouvre alors pour elle un nouveau chapitre avec la création des wall carpets. Née d’un besoin de travailler de ses mains pour dépasser une actualité anxiogène, cette nouvelle activité donne naissance, sur trois décennies, à un corpus de près de mille huit cents œuvres textiles, faisant de Noa Eshkol l’une des artistes textiles les plus prolifiques du xxe siècle.

Survivre aux incendiaires (Hommage à Moshé Kupferman), 1991
Survivre aux incendiaires (Hommage à Moshé Kupferman), 1991

Les wall carpets, ainsi que les nomme Eshkol, sont destinés à être présentés à la verticale, contre un mur ou suspendus. Ils ne sont pas tissés. Ce sont des hybrides, des patchworks cousus sur des supports de grande taille, des couvertures militaires ou des rideaux. Elle les compose au sol, exclusivement avec des tissus récupérés dans les ateliers de confection de la banlieue de Tel-Aviv. Dès le départ, elle s’impose des règles strictes : créer avec des matériaux réutilisés, jamais achetés, ne pas utiliser de motif humain ou animal et ne jamais redécouper ou modifier la forme d’un tissu récupéré. Même si Eshkol avait suspendu les répétitions pendant le conflit, les danseurs venaient chaque jour à Holon et c’est avec Racheli Nul-Kahana, Ruti Sela10, Shmuel Zaidel, Tirza Sapir et Michal Shoshani que les premiers wall carpets furent cousus. À l’instar des compositions de danse, les compositions textiles sont le fruit d’une démarche collaborative avec les danseurs qui quotidiennement cousaient les tissus agencés par Noa Eshkol.

Conçue en pleine guerre, la série « Yom Kippur » est un écho au déclenchement des hostilités le 6 octobre 1973, jour du Grand Pardon. La démarche de l’artiste rappelle l’attente de Pénélope dans l’Odyssée, tissant un linceul pour envelopper le corps du père d’Ulysse. Comme l’héroïne mythologique, l’artiste cherche une échappatoire dans l’attente du retour de son danseur. Ainsi que le rappelle Marc-Alain Ouaknin, coudre et guérir partagent en hébreu la racine commune tefira et teroufa11. Dans ce contexte, on peut interpréter Yom Kippur (In Memory of Dan Sapir) comme un linceul pour le soldat mort sur le front. Cette référence au deuil est d’autant plus palpable que, dans le judaïsme, les corps sont inhumés dans la terre vierge, simplement revêtus d’un linceul. Le thème du deuil reviendra de manière récurrente dans le titre de ses œuvres : Mourning Carpet (After the Ma’alot School Massacre) [197412], Yom Kippur (Mourning).

Les wall carpets suivants oscillent entre abstraction, paysage et nature morte, dans des couleurs et des motifs les plus variés. À l’occasion de l’exposition, le choix a été fait de sélectionner des œuvres dont les titres renvoient aux paysages qui entourent l’artiste : Gilboa Iris, Golan Heights, ou The Judean Desert et Village in South Lebanon. Nous avons aussi choisi d’exposer des œuvres comme Peacock qui porte le même titre qu’une de ses premières compositions de danse. Car si pour Noa Eshkol ses recherches sur le mouvement et ses créations textiles étaient deux mondes séparés, comme le souligne Mooky Dagan : « Ces formes opposées naissaient du même monde intérieur […]. Mouvement et textile provenaient de la même source profonde. »

En savoir plus sur l’exposition du mahJ en cliquant ici

Pascale Samuel

  1. John G. Harries (né en Angleterre en 1928) est un artiste visuel, designer et collaborateur de longue date de Noa Eshkol. L’ayant rencontrée pour la première fois en 1948, à l’époque où il étudiait à la Sigurd Leeder School of Modern Dance à Londres, il devient son premier élève et collègue, et participe à l’élaboration du premier livre consacré à la notation EWMN. Il continuera à collaborer avec elle à la rédaction des textes explicatifs et participera au premier de ses groupes de danse expérimentale, le Chamber Dance Group. Membre fondateur de la Movement Notation Society, Harries a été, de 1973 à 1979 et de 1983 à 1992, membre du centre de recherche sur la notation du mouvement de la faculté des arts visuels et du spectacle de l’université de Tel-Aviv. Il a introduit l’application de l’EWMN dans les arts visuels, en particulier dans l’art vidéo abstrait. Il a signé deux livres et divers articles dans plusieurs revues internationales sur la notation des arts visuels, et a collaboré avec Tirza Sapir à des travaux sur la question du temps, du corps et de l’espace dans l’EWMN. ↩︎
  2. Naomi Polani (Tel-Aviv, Israël, 1927-2004), lauréate du prix Israël 2019 dans le domaine du théâtre et de la danse, est une figure importante de la variété israélienne des années 1960 et 1980. Elle débute sa carrière pendant la guerre d’Indépendance en tant que chanteuse vedette du groupe de divertissement du Palmach et de la troupe Chizbatron, dont plusieurs chansons deviendront des standards de la musique populaire israélienne. Elle suit les cours de Noa Eshkol à l’école d’art dramatique du Théâtre Cameri en 1951. Cette rencontre donnera lieu à une collaboration fructueuse, avec sa participation au Chamber Dance Quartet. À partir de cette date, elle collabore aussi bien au travail sur la notation du mouvement qu’à la fabrication des wall carpets. À la suite du départ de Racheli Nul-Kahana en 2000, elle arrête de danser, le groupe ne pouvant reposer uniquement sur un soliste. C’est seulement après le décès de Noa Eshkol, en 2007, qu’elle forme avec Racheli Nul-Kahana le Noa Eshkol Chamber Group incluant de nouvelles recrues telles que Mor Bashan, Noga Goral et Dror Shoval. ↩︎
  3. Amos Hetz (né à Jérusalem, Israël, 1933) est danseur, chorégraphe, enseignant et directeur de la compagnie de danse TNU’OT en Israël. L’EWMN constitue la base de l’essentiel de ses compositions et de son enseignement, ainsi que de ses publications. Il a notamment réalisé les huit sphères du système EWMN et conçu l’affiche du Chamber Dance Groupe pour l’Exposition universelle de 1958. En 1965, il a remplacé Noa Eshkol comme enseignant à l’Académie Rubin de musique et de danse de Jérusalem où il a créé et dirigé le département de mouvement, danse et notation jusqu’à sa retraite en 2003. En 1989, il a fondé le Festival Heder de danse de chambre et en est devenu le directeur artistique. ↩︎
  4. Le terme sabra de tsabar (« figuier de Barbarie » en hébreu) désigne les juifs nés en Palestine sous mandat britannique. ↩︎
  5. Tille Rössler (également connue comme Tehila Ressler et Tilla Roessler) (Tarnów, Pologne, 1907-Tel-Aviv, Israël, 1959) fut une figure clé du développement de la danse en Israël. En 1933, après la prise de pouvoir par Adolf Hitler, Rössler quitte l’Allemagne – où elle était directrice de l’école de danse de Gret Palucca, l’une des figures de proue de l’Ausdruckstanz – et émigre en Palestine mandataire. Installée à Tel-Aviv, elle fonde une école de danse qui deviendra un centre important pour l’enseignement de la danse moderne. Noa Eshkol y suit son premier cours de danse en 1943. ↩︎
  6. Rudolf Laban (Pozsony, Empire austro-hongrois, 1879-Weybridge, Royaume-Uni, 1958) est un chorégraphe et l’un des premiers théoriciens du mouvement, dont les idées ont profondément influencé la danse moderne européenne. Son étude du mouvement humain a conduit à la création de la cinétographie Laban et d’un système complet d’analyse du mouvement qui reste fondamental dans la danse, le théâtre, la thérapie et l’ergonomie. Il a créé un vaste réseau d’écoles, de studios et de festivals dans toute l’Europe centrale, et est devenu une figure centrale de l’Ausdruckstanz (danse d’expression). Nommé en 1935 directeur de la Scène allemande de la danse au sein de la Chambre du théâtre de l’État, mais tombe rapidement en disgrâce auprès du régime nazi. Laban rejoint alors d’autres émigrés allemands en Angleterre, où il fonde la Laban Art of Movement Guild (1945) et l’Art of Movement Studio à Manchester (1946), où Noa Eshkol étudiera plus tard. ↩︎
  7. Sigurd Leeder (Hambourg, Allemagne, 1902-Herisau, Suisse, 1981) est un danseur, chorégraphe et théoricien influent de l’enseignement de la danse. Après une formation en graphisme, il se tourne vers l’Ausdruckstanz dont il devient rapidement l’une des figures clés. Pendant plus de deux décennies, il collabore étroitement avec Kurt Jooss, fondateur de la danse moderne allemande, notamment à la Jooss-Leeder School à Londres. Après la Seconde Guerre mondiale, il établit un centre de danse expérimentale à Herisau, en Suisse, où Noa Eshkol a étudié, puis à Herisau, de 1965 jusqu’à sa mort. ↩︎
  8. Avraham Wachman (Lublin, Pologne, 1931-Israël, 2010), a été un des élèves de Noa Eshkol à l’école d’art dramatique du Théâtre Cameri, avant de devenir un de ses plus proches collaborateurs. Avec John G. Harries, il en a conçu les illustrations. Il a également introduit le modèle sphérique comme idée conceptuelle centrale du système EWMN. En 1953, il danse dans Decade avec John G. Harries et Naomi Polani et participe à la création du duo David et Jonathan, avec Amos Lev, tué pendant la guerre du Sinaï en 1956. Parallèlement à son travail avec Eshkol, Wachman était architecte. Au-delà de la formation de générations d’architectes et d’urbanistes, ses recherches universitaires se sont concentrées sur la morphologie. ↩︎
  9. Grande pédagogue, elle va successivement enseigner à l’Académie de musique et de danse de Jérusalem, à l’école d’art dramatique de Beit Zvi, puis au HaKibbutzim College of Education, le plus grand établissement d’enseignement supérieur d’Israël spécialisé dans la formation des enseignants. ↩︎
  10. Ruti Sela (Kvoutzat Kinneret, Israël, 1939-2021) est née et a grandi dans un kibboutz en Galilée, comme la plupart des danseurs qui ont travaillé avec Noa Eshkol. En 1966, elle s’inscrit au cours d’Eshkol au HaKibbutzim College of Education à Tel-Aviv, puis intègre le Chamber Danse Group en 1970 aux côtés de Racheli Nul-Kahana et Shmuel Zaidel. À partir de cette date, elle collabore aussi bien au travail sur la notation du mouvement qu’à la fabrication des wall carpets. À la suite du départ de Racheli Nul-Kahana en 2000, elle arrête de danser, le groupe ne pouvant reposer uniquement sur un soliste. C’est seulement après le décès de Noa Eshkol, en 2007, qu’elle forme avec Racheli Nul-Kahana le Noa Eshkol Chamber Group incluant de nouvelles recrues telles que Mor Bashan, Noga Goral et Dror Shoval. ↩︎
  11.  « Les Mondes brodés de Pascal Monteil », Talmudiques, France Culture, 21 septembre 2025. ↩︎
  12. Prise d’otage dans une école du village de Maalot par trois militants du Front démocratique pour la libération de la Palestine qui exécutèrent vingt-cinq personnes le 15 mai 1974. Des habitants de Maalot mirent en cause les autorités israéliennes, les accusant d’avoir retiré, vingt-quatre heures avant l’attaque, les militaires chargés de protéger la localité. ↩︎
Photo de Pascale Samuel

Pascale Samuel

Pascale Samuel est conservatrice du patrimoine responsable de l’art moderne et contemporain au musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ), où elle a été notamment commissaire des expositions « Chagall, Modigliani, Soutine... Paris pour école, 1905-1940 » (2021), « Si Lewen, Parade » (2021-2022), « Nouvelles venues » (2024-2025), « Le Dibbouk. Fantôme du monde disparu » (2024-2025). Depuis son arrivée au mahJ en 2019, elle invite chaque année un artiste à y produire une œuvre. S’y sont ainsi succédé Rainier Lericolais, Dove Allouche, Mili Pecherer, Joseph Dadoune, Jérôme Zonder et Pascal Monteil.

Photo de Paul Salmona

Paul Salmona

Hispaniste de formation, Paul Salmona a dirigé l’auditorium du Louvre de 1992 à 2005. Il est le directeur du mahJ depuis 2013. Il a notamment dirigé l’ouvrage ‘Art et histoire du Judaïsme, un abécédaire’ (Flammarion, 2018) ; il est l’auteur d’‘Archéologie du judaïsme en France’ (La Découverte, 2021).