Skip to content
K. Les Juifs, l’Europe, le XXIe siècle
Lancement de l'offre jeunesse de K. - Soutenez le projet ici

Crise et critiques d’Israël. Comment reconstruire ?

Au moment où Israël traverse l’une des crises les plus profondes de son histoire politique, ce dossier rassemble dix textes qui prennent la mesure de l’évolution en cours et de ses causes multiples. De la dénaturation du sionisme vue depuis la diaspora européenne aux fractures internes qui menacent la cohésion de la société, de la poussée messianique aux expérimentations politiques comme le projet « A Land for All », de la mobilisation pour l’État de droit au débat sur la qualification d’« apartheid », K. interroge la crise pour mieux penser ce qui peut encore être reconstruit.

Qui est chez soi ? Israël au bord du sionisme

Qui est chez soi ? Israël au bord du sionisme

Après les récentes élections israéliennes, le gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays devrait voir le jour. Si le résultat est l’effet d’une longue dynamique, il sidère néanmoins. Le philosophe Bruno Karsenti revient dans ce texte sur ce qui risque bien d’être un tournant dans l’histoire d’Israël, et sur le dévoiement du sionisme qu’il signale. Un dévoiement qui, pour être évité, implique de comprendre à nouveau le sionisme depuis la diaspora, et particulièrement depuis l’Europe.


>>> Lire le texte de Bruno Karsenti


Israël : vers la rupture ?

Nouveau gouvernement israélien, le 29 décembre 2022, Wikipedia Commons

Comment comprendre la forme prise par le gouvernement récemment formé par Benjamin Netanyahou, dont l’axe trouve son épicentre au carrefour d’un sionisme religieux et d’un nationalisme lui-même toujours davantage teinté du référent religieux ? Comment la comprendre historiquement et circonstantiellement ? Danny Trom revient sur cet événement, qui marque une rupture dans l’histoire d’Israël et du sionisme lui-même.

>>> Lire le texte de Danny Trom


Israël, au seuil de la guerre civile ?

La Déclaration d’Indépendance d’Israël brandie en signe de protestation devant la Knesset. Photo : Yair Palti.

Ce texte est une réaction à l’article de Danny Trom – « Israël : vers la rupture ? » – paru dans K., qui traitait du déroulement dramatique des événements israéliens depuis les dernières élections. Le chercheur israélien en histoire juive moderne Amos Morris-Reich y insiste sur ce qui peine, selon lui, à être clairement vu depuis l’Europe : le rôle actif de Benjamin Netanyahou dans la crise que traverse Israël et l’extrême fragilité de la cohésion de sa société.

>>> Lire le texte d’Amos Morris-Reich


« Ce gouvernement est un groupe de crapules sans considération pour le bien d’Israël. ». Entretien avec Eliad Shraga

Eliad Shraga dans son bureau à Tel-Aviv

Julia Christ et Elie Petit ont rencontré l’avocat et fondateur du Mouvement pour la Qualité de la Gouvernance, Eliad Shraga. Qualifié de « plus grand fauteur de troubles judiciaires du pays », il est une figure de proue de la lutte contre la corruption et pour l’État de droit. Sa requête en vue de l’incorporation des ultra-orthodoxes dans l’armée fera l’objet d’une décision définitive le 2 juin prochain et pourrait faire peser une grave menace pour la coalition actuelle. Suite des interviews et reportages de K. en Israël. 

>>> Lire l’entretien de Julia Christ et Elie Petit


Israël, 2023 : Ce à quoi nous tenons

Réfugiés juifs européens arrivant à Haïfa après la déclaration d’Indépendance d’Israël

Revenant sur la situation politique qui enflamme Israël, Bruno Karsenti rend compte des multiples fractures qui divisent en profondeur les populations qui vivent dans la région. Tous les sous-groupes en ébullition – sionistes religieux, citoyens israéliens manifestant pour la défense d’un État moderne démocratique aujourd’hui en danger, Palestiniens d’Israël et des territoires occupés – sont ramenés à une même question, qui touche au sentiment d’appartenance diversement éprouvé. Car s’il est d’égale intensité, il n’a pas le contenu ni le même sens selon les perspectives en présence. Appartenir ou posséder ? Sari Nusseibeh revient dans le numéro de K. de cette semaine sur la tension entre ces deux mots. Le texte de Bruno Karsenti se lit comme une introduction à la contribution du philosophe palestinien.

>>> Lire le texte de Bruno Karsenti


La crise israélienne comme opportunité

Le Kairos. Marbre du Musée des Antiquités de Turin, Wikipedia Commons

La crise en Israël et le combat pour la démocratie qu’elle manifeste, parmi les Israéliens comme au sein de la diaspora, a au moins ce mérite de clarifier une situation qui apparaissait jusque là comme paralysée et paralysante. Elle oblige à se saisir d’un moment opportun pour reprendre certaines questions fondamentales qui conditionnent l’avenir des juifs dans leur ensemble.

>>> Lire le texte de Bruno Karsenti


Quand les messianiques rêvent “pour de vrai”.

Une habitante d’une colonie sauvage étend son linge avec la colonie de Yitzhar en fond (c) Perle Nicolle-Hasid

Si le messianisme représente sans doute la plus sérieuse menace interne pour l’avenir d’Israël, il se décline néanmoins au pluriel. Perle Nicolle-Hasid et Sylvaine Bulle l’appréhendent ici dans la diversité de ses courants, à partir d’une divergence fondamentale : la question du rapport au sionisme réalisé, c’est-à-dire à l’État. Mais qu’il s’agisse des réalistes cherchant à faire de l’État un outil du messianisme, ou des puristes s’en détachant pour vivre selon l’Israël ancestral, le présent de la rédemption écrase l’horizon du sionisme.

>>> Lire le texte de Sylvaine Bulle et Perle Nicolle-Hasid


Israël-Palestine : Deux États et plus si affinités

Image HDR créée à partir de clichés de la mission ISS038, montrant la majeure partie d’Israël et de la Palestine ainsi que certaines régions de Jordanie et d’Égypte, la nuit.
Image HDR créée à partir de clichés de la mission ISS038, montrant la majeure partie d’Israël et de la Palestine ainsi que certaines régions de Jordanie et d’Égypte, la nuit.

Alors que la situation à Gaza s’aggrave et que le débat politique israélien se radicalise toujours plus, tout projet de solution au conflit israélo-palestinien semble décalé. Pourtant, nombreux sont ceux qui préparent l’avenir. Un projet politique, ‘A Land for All – Two States, One Homeland’ mérite une attention particulière. Il propose deux États souverains liés par une confédération, reconnaissant chacun les légitimités nationales de l’autre, et organisant la coexistence sur toute la terre disputée. Dans un contexte marqué par l’impasse militaire, la fatigue démocratique et la montée des lectures antisionistes en Europe, y compris de ce projet, que penser d’une telle construction utopique ?

>>> Lire le texte de Julia Christ, Bruno Karsenti et Danny Trom


Rencontre avec Meron Rapoport de “A Land for All”

Meron Rapoport
Meron Rapoport

Journaliste israélien, ancien reporter pour Yediot Aharonot et Haaretz, Meron Rapoport a cofondé avec le Palestinien Awni Al-Mashni l’initiative A Land for All [une terre pour tous], qui propose une solution inédite au conflit israélo-palestinien : deux États pleinement souverains, mais liés par une confédération, Jérusalem pour capitale partagée, une frontière ouverte, et un droit au retour négocié des deux parts. Dans cet entretien, Rapoport revient sur son parcours personnel, sur sa rupture avec le paradigme de la séparation, et sur la nécessité de penser, à rebours des logiques d’exclusion, un avenir fondé sur le partage, la réciprocité et la démocratie.

>>> Lire l’entretien de Julia Christ et Elie Petit


« Apartheid » : un éléphant peint en rouge

Une lettre ouverte, titrée « The Elephant in the Room », a été lancée au milieu du mois d’août pour « [attirer] l’attention sur le lien direct entre la récente attaque israélienne contre le système judiciaire et son occupation illégale de millions de Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés. » À ce jour signée par un peu plus de 2.300 personnes – pour la plupart d’entre elles des universitaires (dont d’éminentes figures de la recherche en histoire juive) et personnalités israéliennes ou de la diaspora américaine – elle a pour double caractéristique de qualifier Israël de « régime d’apartheid » et de réunir des signataires qui, en général, ne se rejoignent pas sur cette qualification. K. s’interroge sur le sens de ce mouvement d’ampleur.

>>> Lire le texte de la Rédaction